Ce qui distingue réellement un bon consultant SEO

Certains chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur Google, 85 % des clics se font sur la première page. Derrière cette réalité brute, une évidence : si le référencement ressemble souvent à un casse-tête, choisir un consultant SEO ne devrait pas être une épreuve. Quitte à investir, autant miser sur les bons critères et poser les vraies questions.

Le référencement est compliqué. Embaucher quelqu’un pour aider ne devrait pas l’être.

Dans cet article, je énumère les principales questions et qualités que vous devriez rechercher lors de l’embauche d’un consultant SEO pour votre entreprise.

How to Hire an SEO Consultant

Ce que vous apprendrez :

Vous trouverez ici un tour d’horizon des points qui font la différence quand il s’agit de choisir un consultant SEO et des questions pertinentes à poser en amont de toute collaboration.

  • 12 critères à prendre en compte chez un consultant SEO :
    • Une attention permanente portée aux indicateurs clés
    • Des conseils qui accélèrent la progression vers les objectifs
    • La capacité à transformer l’expérience en leviers concrets
    • La lucidité face aux mauvais résultats
    • Des recommandations toujours ciblées et utiles
    • Une bonne compréhension des enjeux techniques et de développement
    • L’aisance pour répondre à des problématiques techniques
    • L’intégrité quand une réponse manque
    • Une ténacité à toute épreuve sur les projets prioritaires
    • La volonté de passer à l’action, sans s’arrêter aux tâches ingrates
    • Savoir ajuster la stratégie au bon moment
    • La capacité à mobiliser les bonnes personnes autour de la table
  • 50 questions à poser avant de sélectionner un consultant SEO

1. L’objectif : des actions toujours alignées sur les indicateurs de performance

Un consultant SEO fiable suit un principe simple : chaque action vise à faire avancer vos indicateurs de performance et vos objectifs d’entreprise. Pas de distraction inutile : il cible ce qui pour votre activité aura un effet décisif, puis façonne une stratégie selon cet angle.

Un exemple bien concret : pour une marque multi-sites dotée d’une vingtaine d’établissements, l’objectif sera d’augmenter le trafic des fiches locales. Cela passe par la bonne répartition des mots-clés, la création de contenus adaptés pour chaque page, l’optimisation des images, le maillage interne pertinent, et la multiplication des mentions locales.

L’impact est tangible : la visibilité locale progresse, la marque gagne durablement du terrain.

Make sure your SEO consultant can hit KPIs

Un consultant SEO doit rester focalisé et garantir que les objectifs fixés sont atteints sans jamais perdre de vue les KPI.

2. Avancer vite vers les objectifs prioritaires

Restons sur cet exemple : si le consultant conseille de développer un blog ou de créer un sitemap image alors qu’il faut d’abord corriger la base des mots-clés sur toutes les pages, le résultat devra attendre. Chaque recommandation doit rapprocher l’entreprise de ses priorités, pas les repousser.

Voici les actions généralement à mener en priorité :

  • Mettre à niveau le site existant
  • Tracer et répartir les mots-clés
  • Travailler le code source
  • Étoffer les contenus
  • Rendre les images plus performantes
  • Structurer le maillage interne
  • Créer de nouvelles rubriques si nécessaire

Aucun site n’est au même niveau. Un consultant expérimenté sait quel levier activer et à quel moment pour obtenir des résultats concrets.

3. L’expérience au service des choix stratégiques

L’expérience, ce n’est pas empiler les années, c’est avoir traversé des situations variées et en avoir tiré les bonnes leçons. Prenons la gestion de pages AJAX et le fameux fragment hashbang. Sur un média national en 2010 : technique appliquée à la lettre, classement jamais à la hauteur d’un HTML simple. Il a fallu reconnaître que d’autres solutions étaient plus efficaces, plus économes, plus pérennes. Google a fini par l’abandonner officiellement en 2015. L’expérience, c’est refuser l’obstination quand les résultats ne suivent pas et choisir la voie la plus pertinente pour le client.

4. Faire face aux rapports négatifs sans esquiver

Un rapport en chute n’apparaît jamais pour rien. Il faut accepter de regarder les données en face, comprendre ce qui bloque, expliquer et corriger. Récemment, face à un rapport affichant une forte baisse de trafic sur la page d’accueil, l’équipe s’est plongée dans les chiffres et a finalement mis en lumière une anomalie de reporting sur l’année passée. Après avoir transparenté la situation auprès du client et levé le doute ensemble, l’échange est redevenu constructif : la confiance a tenu bon, les ressources ont pu se réorienter sereinement.

5. Prioriser les recommandations qui comptent vraiment

Certains ajustements ont beau se multiplier, ils n’ouvriront pas toutes les portes : URLs absolues ou balises alt pourront s’avérer secondaires si le contenu et la popularité du site restent à la traîne. Un bon consultant doit avoir l’honnêteté de donner la priorité aux chantiers qui vont vraiment transformer le positionnement : publication et optimisation de contenus utiles, obtention de liens de qualité.

A good SEO consultant knows which optimization strategies work the best. Image courtesy of Moz

Concrètement, la stratégie SEO doit rester ancrée sur ce qui pousse un site vers le haut : pertinence du contenu, structure, autorité.

6. Maîtriser les contraintes du développement web

Développer un template pour une page vitrine n’a rien à voir avec organiser des centaines de fiches produit. À chaque contexte sa méthode d’optimisation. Le consultant doit donc savoir poser le bon diagnostic technique : reconnaître les limites, anticiper les erreurs coûteuses, conseiller avec clarté.

7. Être capable de répondre aux questions techniques

L’entretien donne la mesure du savoir-faire. Un vrai professionnel sait expliquer : il détaille, il argumente, il met à l’épreuve ses connaissances. Parfois, il n’a pas la réponse du tac au tac. L’essentiel : reconnaître ce qui lui échappe et proposer de revenir avec une réponse argumentée. C’est aussi ça, le sérieux d’un expert.

8. Savoir dire “je ne sais pas”

Pas de surhomme en SEO : les connaissances évoluent en permanence. Savoir admettre qu’un point technique nécessite vérification ou recherches complémentaires, c’est un signe de maturité et d’honnêteté professionnelle. Les meilleurs consultants privilégient la précision, appuyée sur la documentation solide, au bluff ou à l’à-peu-près.

9. Prioriser les chantiers déterminants

Quand une décision structurelle s’impose, le consultant ne recule pas. L’exemple de la migration HTTPS parle de lui-même : bien avant que les navigateurs durcissent le ton, la recommandation était claire auprès des clients, même face aux hésitations. Certains ont tardé ; ceux qui ont franchi le cap ont gagné en sécurité et en référencement, conformément à la position de Google dès 2018.

Quand c’est un enjeu pour la performance, il n’y a pas d’alternative : le consultant porte la recommandation jusqu’au résultat.

10. Accepter de mettre les mains dans le cambouis

Optimiser une page, corriger le balisage d’une image, ajuster la structure : ce sont parfois des tâches ingrates mais nécessaires. Un vrai consultant SEO vient sur le terrain. Modifier du contenu, bricoler un script, ou publier sur une plateforme sociale : ces petites actions font, au fil du temps, la différence pour l’évolution du site.

11. Savoir quand attendre

Il arrive qu’un projet soit mis à l’arrêt faute d’alignement côté client. Le savoir-faire, c’est aussi percevoir quand insister et quand patienter, le tout dans l’intérêt du résultat global.

12. Rassembler les bonnes personnes, au bon moment

Certaines décisions réclament d’associer le PDG, la direction marketing et les équipes techniques. Un consultant chevronné sait réunir tout le monde autour de la table au moment opportun, quitte à provoquer une réunion difficile, pour avancer enfin sur les dossiers qui bloquent.

50 questions à poser avant de recruter un consultant SEO

Pour une sélection rigoureuse, mieux vaut arriver à l’entretien avec un panel de questions pointues. Voici une liste à parcourir et à affiner selon vos attentes :

  1. Quels sont vos outils de prédilection pour le SEO ?
  2. Comment procédez-vous pour vérifier l’évolution des classements ?
  3. Disposez-vous d’une certification Google Analytics ?
  4. Quels projets SEO vous semblent les plus aboutis ?
  5. Quel rôle attribuez-vous au blog dans une stratégie SEO ?
  6. Quels problèmes de vitesse de chargement rencontrez-vous le plus souvent ?
  7. Que signifie HTTPS et quel est son impact sur le référencement ?
  8. Comment intervenez-vous sur un site ayant subi un piratage ?
  9. Quel est l’apport des réseaux sociaux pour le SEO ?
  10. Quels sont les types de templates que vous avez déjà gérés ?
  11. Avez-vous déjà optimisé un site multilingue ?
  12. Quelles sont les principales pénalités manuelles chez Google ?
  13. Racontez une situation où vous avez levé une pénalité.
  14. Les balises meta sont-elles sensibles à la casse ?
  15. Quels problèmes algorithmiques peut-on rencontrer sur Google ?
  16. Comment optimisez-vous une URL, un titre, une description, des balises H1/H2, des images, un schéma, le maillage interne ?
  17. Quelle méthode utilisez-vous pour voir comment Google interprète une page ?
  18. Qu’est-ce que l’UTF-8 et pourquoi ce format compte-t-il ?
  19. Comment formuler une demande de réexamen auprès de Google ?
  20. Qu’est-ce qui différencie une page Google Local d’une page HTML classique ?
  21. Stars et différences entre robots.txt, X-Robots-Tag, balise canonique, noindex et nofollow ?
  22. Comment gérer l’arrivée de 1 000 liens avec un ancrage commercial ?
  23. Différences entre structure en répertoires, sous-domaines, et leurs implications SEO ?
  24. Comment détecter des liens entrants cassés pointant vers votre site ?
  25. Comment favoriser l’indexation rapide d’une page ?
  26. Utilité de la balise meta nositelinksearchbox ?
  27. Usage de la balise notranslate ?
  28. Pourquoi la balise meta refresh est controversée ?
  29. Comment exploitez-vous un fichier .htaccess ?
  30. Quelle incidence de l’agent utilisateur et de la géolocalisation IP sur l’expérience utilisateur ?
  31. Comment fonctionnent les tags hreflang ?
  32. Différence entre une URL absolue et relative ?
  33. Optimisation mobile : domaines distincts, sous-domaines, en-têtes http, responsive ?
  34. À quoi correspond une erreur 404 ?
  35. Que représente un code 200 ok ?
  36. Quand choisir une redirection 301 ou 302 ?
  37. Comment contrôler les en-têtes serveur ?
  38. Quelle méthode pour optimiser un site 100 % AJAX ou JavaScript ?
  39. Expérience sur l’optimisation applicative ?
  40. Comment réagir face à un pic d’erreurs 404 dans la Search Console ?
  41. Mise en place d’un fichier disavow ?
  42. Comment formuler une demande de retrait de lien ?
  1. Référencement vidéo : quelles optimisations et quels balisages intégrer ?
  2. Éléments essentiels d’un sitemap vidéo ?
  3. Fonction du flux produit Google et principaux attributs utilisés ?
  4. Quelle stratégie pour optimiser une présence sur Google News ?
  5. Google exige-t-il un sitemap dédié pour Google News ?
  6. Différences entre mots-clés Google News et autres balises meta ?
  7. Quels sont les problèmes d’affichage mobile récurrents et comment les résoudre ?
  8. Différencier SEMrush, SpyFu, Majestic et Moz ?

Comment choisir le bon consultant SEO ?

Trouver la personne qui conviendra à votre entreprise ne tient pas du hasard. Il s’agit de repérer un professionnel expérimenté, qui comprend le référencement contemporain et s’engage dans sa mission sans compter. Ce choix repose à la fois sur une sélection sans complaisance, des questions bien posées et la prise en compte des détails qui ne trompent pas. Car, au-delà de la technique et des outils, c’est dans ce lien de confiance que se joue la réussite. À la prochaine grande étape digitale, la vraie question reste : sur qui miserez-vous, vraiment ?

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